28/03/2007n°16
A l'âge de vingt ans, j'ai connu l'amour pour la première fois avec un allemand très francophile qui portait Habit Rouge. Ainsi ai-je découvert dans sa salle de bains, ma première salle de bains d'homme, la chaleur sucrée du Guerlain. Voilà un merveilleux parfum qui est un parfum d'homme mûr, me suis-je dit à l'époque, je le porterai peut être plus tard...
Je l'ai croisé depuis, au revers d'un ami, au cou de ma belle O. ou ailleurs, chez l'inconnu.
Jeudi dernier, après le contrôle de police, j'ai acheté mon premier Habit Rouge à Charles de Gaulle car je ne me vois plus comme je me voyais, ça y est.
26/03/2007n°15
Oliver in a tutu, 2004
(c) Catherine Opie
Isabella, 2001
(c) Loretta Lux
Deux photos de l'expo "Family Pictures". Musée Guggenheim, New York.
Du rose puis du bleu.
Il y avait aussi un triptyque étonnant :
- Papa déguisé en femme avec maman déguisée en homme.
- Papa déguisé en femme avec maman.
- Papa avec maman déguisée en homme.
Du mouvement dans la famille.
14/03/2007n°14
Et je découvre de merveilleux textes, écrits avec maîtrise, générosité, sensibilité, des textes à musique vivante. L'auteur a trente ans. Trente-deux. Je découvre la maturité chez les gamins qui gambadaient dans la cour de l'école maternelle alors qu'à cinquante mètres, je traînais mon adolescence et préparais mon bac. Je suis en train de vieillir, je suis en train de devenir un vieux et je ne peux m'empêcher de m'en réjouir. C'est tellement inattendu et formidable.
13/03/2007n°13
L'ours se réveille, la sève monte, l'air s'allège, le bourgeon pète, sortez chemises bariolées, petits culs, sautez bouchons,
c'est le printemps.
07/03/2007n°12
Je viens de faire mon baptême du blacklistage.
Cheers ! Prosit !
Il faut laisser les râleurs râler sans leur suggérer de vérifier qu'ils n'ont pas un petit caillou dans la chaussure. Soit.
Après tout, un blog peut aussi servir à ça.
Défouloir.
Toutes mes excuses, Berschtl.
05/03/2007n°11
J'ai été voir "La vie des autres". Les quelques lignes qui suivent s'adressent probablement plus à ceux qui ont déjà vu le film.
C'est bien construit, les acteurs sont formidables mais...
- Voilà une vision bien romantique de la Stasi. Vous comprenez, ces gens qui étaient payés pour surveiller les autres, c'est parce qu'ils n'avaient pas de vie propre et une sensibilité emmurée qu'ils faisaient les méchants. Et au fond, ils avaient un coeur qui ne demandait qu'à s'ouvrir pour protéger leur victime potentielle.
Non.
Les employés de la Stasi avaient une vie et faisaient consciencieusement leur travail sans se soucier de ce (ceux) qu'ils brisaient car c'était leur travail, ils le faisaient de bon droit, pour la bonne cause.
Il est vrai qu'un film n'est pas une étude sociologique, mais quand même, cela m'ennuie que le premier qui traite le sujet (par le petit bout de la lorgnette, donc) soit déjà dans le rachat. Car la fiction reconstruit le réel.
- Une seule femme a un rôle conséquent et bien entendu, c'est elle qui trahit et bien entendu, c'est elle qui se sacrifie. Voilà quelque chose qui me gonfle dans les films d'Hollywood, dans les films de Lars von Trier et dans tous les films en général. La femme traitresse et la femme sacrificielle, ça suffit. Car la fiction construit le réel.
- Pour finir, le réalisateur est un gros malin. Il se défend d'être un grand romantique en nous épargnant in extremis la rencontre du surveillant et du surveillé après la chute du mur. Gros malin !
03/03/2007n°9
Je m'enfonce dans le bain de GA. C'est chaud et c'est doux.
On est loin de "Denise au téléphone".
"Denise au téléphone", voilà ce que je craignais.
Des gens qui se parlent de loin, s'aiment de loin.
"Denise au téléphone" où jamais personne ne touche personne.
01/03/2007n°8
Il faut que je m'offre un appareil photo numérique. Je vais être à sec vite. n°7
Et puis, vous vous dites que c'est plus sérieux que ça.
Parce qu'on ne se refait pas.
Et aussi parce que vous avez commencé à repérer des blogs passionnants.
Que sera le mien ? A quoi me servira-t-il ? Me surprendra-t-il ? Durera-t-il ?
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