Il jette sa masse dans l'arène. Il déplace son incroyable force de gauche et de droite, là où chacun tient son rôle, armé d'un grand chiffon rose. On le fatigue. On l'épuise car il est trop pour un seul homme. Puis on le livre affaibli, déjà blessé, au torero.
Il y a dans cette danse face au taureau quelque chose que nous connaissons tous.
Chacun dans l'arène demande au torero d'affronter la mort à sa place et de la vaincre, de la vaincre pour un soir, pour un moment. Et chacun dans l'arène se prépare à mourir avec le taureau, car le taureau va mourir, sa fin est annoncée, la mort est annoncée.